Cette nouvelle semaine au Brésil aura été marquée par plusieurs rencontres fortes à la fois avec la nature et avec ses défenseurs. Mais avant tout, retour sur une nouvelle journée à la plage !

En direction du nord, à environ 1h de route, nous nous retrouvons sur la commune d’Itacaré. Cette ville regorge de plages plus belles les unes que les autres, mais leur accès nécessitant parfois d’une marche de quelques minutes en forêt les rendant particulièrement dangereuses (vol, agression… ). Nous avons choisi la plage de Jeribucaçu où des policiers nous assuraient tranquillité d’esprit et calme! On y descend en passant par une forêt remplie de caciques cul-jaunes (Cacicus cela), de ouistitis (Callithrix kuhlii) et autres animaux. Une fois en bas, c’est presque une plage privée où le fleuve rejoint l’océan. Seules 4 petites cabanes de plages sont présentes pour fournir un peu à boire et à manger aux baigneurs.

Quel plaisir de pouvoir alterner entre eau douce et salée sur une seule plage!

Retour à Ilhéus, « les îlets » si l’on fait une traduction littérale, cette ville située au milieu de plusieurs fleuves. Les eaux des rivières Engenho, Cachoeira et Fundão se rencontrent dans un estuaire nommé la Baie de Pontal, qui traverse le centre de la ville, jusqu’à retrouver la mer. C’est dans cette baie qu’une espèce de dauphin passe pour aller se nourrir de poissons dans l’estuaire, voir même dans la rivière. C’est la sotalie de la Guyane (Sotalia guianensis), ou boto-cinza, en portugais. Alice connaît bien les chercheurs présents ici, notamment un Breton qui étudie cette espèce depuis déjà plusieurs années, car c’est avec lui qu’elle a mené la première étude acoustique sur ces dauphins.

Une sortie en bateau pour nous rappeler que faire de la recherche sur le terrain n’est pas toujours facile!

Nous retrouvons donc son groupe de recherche (le GPMAI, Groupe de recherche des mammifères aquatiques d’Ilhéus, crée et dirigé par Yvonnick Le Pendu) pour aller faire une sortie en mer. Le but de cette sortie était simple: récupérer les données d’une balise et en changer les piles pour pouvoir continuer de surveiller la présence des dauphins dans cette zone. Mais l’eau est trouble et la balise se situe à mi-eau, à près de 5m sous la surface. Il faut donc se diriger vers la coordonnée GPS (dont la précision varie de 5 à 10m), jeter une bouée lestée pour repérer plus facilement le point GPS par la suite, plonger et rechercher la balise à vue. Pour ne pas se perdre dans une eau où la visibilité est de l’ordre de 2m, le plongeur est relié à la bouée par un fil qui lui permet de ne pas trop s’éloigner du point GPS. Les plongées se succèdent… nous recommençons nos repérages pour positionner la bouée, car nos 2 GPS n’indiquent pas exactement les mêmes coordonnées. Après avoir vidé 2 bouteilles d’air, le plongeur nous signale qu’il n’a toujours rien trouvé. Il faudra revenir plus tard ! Le dimanche, ils ressortiront en mer. Nous ne serons pas avec eux, mais ils nous diront que la balise fut repérée en 20 minutes seulement. Une histoire de chance pour placer la bouée au bon endroit !

Alors on profite pour se rafraîchir en attendant…

Le lendemain, nous partirons tôt pour retrouver le Dr Rodrigo Souza, un médecin passionné par les animaux, et tout particulièrement par le serpent nommé le maître de la brousse (Lachesis muta). Depuis de nombreuses années, il élève cette espèce qui a vu son habitat réduire drastiquement. La forêt atlantique a été détruite à plus de 90% et les dernières populations de Lachesis muta de cette région risquent fortement de s’éteindre. Aujourd’hui, l’élevage pourrait représenter donc un moyen de sensibiliser le public à ces animaux qui sont le plus souvent tués sans plus de considération alors qu’ils jouent un rôle majeur dans la régulation des rongeurs nuisibles aux productions agricoles. Mais l’élevage peut faire bien plus. Aujourd’hui au Brésil il y a une pénurie de sérum antivenimeux. Ainsi l’élevage pourrait aider à produire du sérum sans avoir recours à des captures d’animaux sauvages !

Des animaux fragiles et fascinants

Ce fut aussi une vraie rencontre avec un homme passionné et dévoué au point d’avoir créé un centre de reproduction, embauché 4 personnes et investi toute son énergie dans la protection de cette espèce sans avoir aucun financement externe, ni de revenus liés au centre ! Merci, Dr Souza pour cela.

Surprise! Une autre espèce de serpent (Spilotes pulatus) est venue nous rendre visite au NSG. Il fut relâché dans un endroit calme après la photo 😉

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