Retour sur une semaine complète à la plantation de cacao ! De nouvelles rencontres animales et surtout du repos… mais pas trop !

Criquet géant (gafanhoto, en portugais) trouvé dans la ferme

Après notre rencontre avec le Dr Rodrigo Souza la semaine dernière (Ici et ici), Alice a eu envie de nous accompagner, Antonio et moi, lors d’une sortie nocturne pour partir à la recherche de serpents dans la forêt. Lors de ce retour à la ferme nous avons été beaucoup moins chanceux photographiquement parlant : le Boa constrictor capturé par les travailleurs qui s’est enfuis avant notre arrivée ou encore un Bothrops sp qui partira si rapidement que je n’aurai, mais même pas le temps de l’identifier. Par contre pour Alice il y a eu un grand moment. Récit d’une rencontre avec un mythe de la forêt.

L’inoubliable rencontre avec le légendaire et dangereux maître de la brousse (Lachesis muta)

C’est au bout de 2h de recherche infructueuse que nous le verrons ! Nous marchions en file indienne, Antonio en tête et moi en bon dernier. Si je me suis mis là, c’est pour voir les animaux qui pourraient s’enfuir après le passage du groupe. Plus tard, j’apprendrai qu’un dicton du coin dit « le jaguar prend toujours le dernier »… il faut que je revoie mes stratégies ! À un moment, Antonio s’arrête comme plusieurs fois auparavant. Il a une sensation bizarre, de l’inconfort. Il nous demande d’éteindre nos lampes et d’écouter la nuit. Serait-ce encore un arrêt pour un fantôme ? Ce coup-ci non ! Antonio rallume sa lampe qui commence à faiblir, fait un ou deux pas sans se douter de ce qui nous attend. Puis nous allumons nos lampes torche bien plus puissante. D’un bon Antonio recule sur Alice en s’exclamant « Meu Deus do céu! ». Il était là, un Lachesis muta de près de 2m de long ! Le plus grand crotale du monde se trouvait face à nous à quelques pas en plein milieu du chemin. Et ce n’était pas un juvénile cette fois, mais un adulte en pleine forme. Je n’aurai le temps que d’une photo avant qu’il ne s’échappe dans les broussailles à une vitesse que je n’imaginais pas pour un serpent de cette taille ! Nous n’irons pas plus loin. Le maître de la brousse est là, invisible et clairement irrité par notre présence. S’il a fui dans un premier temps, il est maintenant prêt à mordre en cas de nouvelle agression de notre part. N’étant pas prêts à perdre une jambe ou la vie pour une photo, nous le laisserons poursuivre son chemin! Une rencontre forte qui restera un moment à jamais gravée dans la mémoire d’Alice !

Grimper 800 m, sous la chaleur et extrême humidité: ça épuise!

À peine remis de nos émotions, nous partirons le lendemain à 6h du matin pour une grande randonnée à l’assaut du plus haut sommet de la région : la colline du jaguar. Elle culmine à seulement 800 m, mais son ascension se fait par 28°C, 90% d’humidité et à travers une forêt un peu plus dense à chaque pas. La zone est cultivée pour le cacao qui pousse en système de cabruca, c’est-à-dire, sous les arbres de la forêt primaire. Mais le sommet des collines est maintenu en réserve intégrale et là le sous-bois se ferme. On avance très doucement vers le sommet passant notamment sous le Juçara (photo d’illustration), un palmier indigène menacé à la fois par la déforestation de la forêt atlantique du Brésil, mais aussi par l’exploitation sauvage pour le cœur du palmier et l’hybridation avec un cousin importé de l’Amazonie : l’Açai. Une fois au sommet, le soleil est brûlant, mais la vue dégagée. On peut y voir clairement la ville de Santa Luzia et la quasi unique route qui coupe à travers la végétation est les pâturages des bovins.

La vue du haut de la colline du jaguar!

Enfin, nos ballades quasi quotidiennes nous amèneront à découvrir de nombreuses espèces animales toutes plus exotiques les unes que les autres pour moi : araignée néphile, escargot dont les yeux sont à la base des cornes, colibris de plusieurs espèces un peu partout, coléoptères, sauterelles et cigales géantes ; et bien sûr de très nombreux oiseaux !

Avez-vous déjà vu un colibri d’aussi près?

Nous repartons le cœur léger, satisfait de nos rencontres, mais il y a tellement plus à voir ici : anaconda, téjus, iguanes, singes, capybara, cervidés, chats forestiers, et bien sur le Graal du lieu : l’aigle harpie et le jaguar !!!

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