Malgré les moustiques qui ruinent notre vie tous les jours, on profite de la Finlande. Les parcs naturels étant l’attrait principal du pays, nous les enchaînons. Plus nous montons vers le Nord, plus ils sont sauvages. Après avoir visité les parcs de Nuuksio (proche d’Helsinki) et Linansaari avec ses phoques (voir dernier article) notre prochain parc sera celui d’Oulanka.

Un des sentiers que nous avons fait au Parc National d’Oulanka

Ce parc offre un des plus célèbres chemins de randonnée d’Europe : le circuit de l’Ours. Il ne mesure pas moins de 80 km. Bien que le nom nous attire, nous ne sommes pas des randonneurs très expérimentés, alors nous préférerons visiter le parc par les boucles plus courtes qui passent par des sections du circuit de l’ours. On commence par le sentier qui part du centre d’information de Kiutaköngäs. Le centre d’information est déjà à visiter. Il présente une petite expo sympa sur le parc, avec même un ours naturalisé ! On y a pu aussi expérimenter du burger à la viande de renne ! Nous avons ensuite fait le sentier de Hiidelampi qui nous emmène à travers la forêt boréale et les lacs. On y croise aussi une réplique de la structure de tri des rennes. En Finlande très peu de rennes semblent sauvages même si l’on en rencontre sur le bord des routes où lors des randonnées. Les éleveurs les laissent en effet tout l’été se nourrir dans les forêts. Puis, lorsqu’il est temps de faire le tri (marquage des faons notamment), les éleveurs les rabattent vers ces deux entonnoirs géants successifs. Ensuite il y a une grande zone ronde entourée de petits enclos. C’est alors le tri. Comment reconnaissent-ils leurs bêtes ? Et bien ils marquent leurs oreilles au couteau selon un motif particulier propre à chaque clan, famille, individu. Le dessin de chacun est issu du mélange entre les dessins de ses deux parents. Chez les Sami, peuple habitant la Laponie sur les 3 pays du Nord et en Russie, on vit comme ça depuis bien longtemps. Extrait d’un texte de Bruce Deschamp à retrouver sur www.destinationlaponie.fr. (ici).

En Finlande nous avons acheté et beaucoup utilisé notre réchaud au feu de bois!

« Les troupeaux sont rassemblés en été dans les zones forestières ou montagneuses. Cette opération se fait surtout à pied dans ces zones, mais on utilise dans les montagnes des quads et de la moto tout terrain. De petits hélicoptères sont également parfois utilisés pour localiser les rennes dans les chaînes de collines du nord de la Laponie. […]Les petits sont marqués du même signe que leurs mères. Le marquage commence souvent dans la fraîcheur de la soirée, heure où les moustiques sont les moins virulents. Les petits sont attrapés dans l’enclos soit à la main soit à l’aide d’une perche de près de trois mètres munis d’une boucle de corde ou d’un lasso (appelé « suopunki » en finnois). Une plaquette portant un numéro est attachée autour du cou des petits, qui sont ensuite libérés. Lorsque tous les petits ont été munis d’une plaquette, on observe vers quel renne femelle chaque petit se dirige et on l’inscrit. Les petits sont ensuite de nouveau attrapés et la marque correcte est reproduite sur leur oreille avec un couteau. Chaque éleveur possède une marque qui lui permet d’identifier les animaux qui lui appartiennent. En Finlande, il existe environ 10000 marques différentes utilisées aujourd’hui. »

L’oiseau de bonheur, dont on est incapable de trouver le nom latin!

Après cela nous passerons par les rapides et le sentier de Kiutaköngäs aux falaises rouges et au son fort contrastant avec le calme habituel du pays. En marchant au total 8km, on a pu voir des fourmilières énormes, de beaux paysages et même quelques rennes. Le plus impressionnant du parcours a été sans doute la contemplation des énormes falaises rouges des rapides, avec la force des eaux que nous faisaient sentir tous petits dans ce monde. Une autre randonnée faite au soir au bout du circuit de l’ours nous amènera à revoir ces paysages.

Impossible de se mettre dehors en Finlande sans multi-protections anti-moustiques

Puis c’est le départ vers Inari. Capitale de la culture Samï on y découvre le musée qui leur est consacré avec une partie très importante dédiée à la nature qui les entoure. On imagine les longues heures d’hiver où le soleil peine à se montrer. Des animaux naturalisés, des bruits de la forêt, simulant les quatre saisons de l’année. Enfin nous partirons par Angeli pour rejoindre la frontière à travers une route non-chaussée! La Finlande est belle, mais difficile d’accès pour nous : moustiques, animaux très peu présents et loin, météo capricieuse et paysage joli, mais monotone. Là un élan… à 200m de nous… ces animaux sont vraiment énormes ! Aller, tchao la Finlande et bonjour au pays des paysages le plus spectaculaires d’Europe : La Norvège.

On ne pouvait pas partir sans déguster une truite saumonée au feu de bois!

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