Dans notre dernier article, nous avions de bons espoirs pour notre bivouac de montagne en Albanie. Sauf que la météo nous a trahis de nouveau. Une forte pluie est tombée, et en consultant les prévisions pour les jours à venir, le pire s’annonçait ! Il avait du mauvais temps annoncé pour l’ensemble de notre dernière semaine, et ce quel que soit l’endroit où nous aurions pu être. Alors, après une petite parenthèse ensoleillée de 24h qui nous a permis de visiter le Blue Eye, nous avons décidé de raccourcir notre séjour en Albanie et de partir direction le Péloponnèse en Grèce, seule région des Balkans où le soleil allait briller. Quelque 550 km plus tard nous voici arrivés sur la plage près de Nauplie, au nord-est du Péloponnèse : le début d’un véritable coup de cœur !

Petit selfie avant d’entrer dans une grotte au-dessus de la lagune de Yalova

Se réveiller tôt juste devant la mer m’inspire beaucoup, moi qui ai toujours vécu à deux pas de l’océan Atlantique, au Brésil. Séance de Yoga, travail sur l’ordi pour transcrire les données de voyage (faire les comptes, enregistrer le nombre de kilomètres parcourus, le nombre d’heures sur la route, la quantité de gazoil consommé….etc), rédiger un communiqué de presse pour notre partenaire Offroad 4×4 magazine, monter les Vlogs pour notre chaine YouTube…). Pour Thomas, c’était le moment de s’occuper du linge et de réfléchir à une solution pour la boîte du filtre à air cassée. Après réflexion il faudra bien en commander une nouvelle à notre autre partenaire, Euro 4×4 parts, qui nous livrera directement à Athènes lorsque nous y passerons 15 jours plus tard. Après un bain de mer au premier sens du terme (oui, oui … le savon de Marseille 100% biodégradable c’est pour ça !) et une succulente glace sous le soleil le lendemain dans les rues de Nauplie ; on peut enfin dire que l’été commence pour nous !

La Grèce est bien entendu connue pour son histoire et ses sites archéologiques à ne pas louper, vu la richesse de son histoire. Sur le Péloponnèse nous aurons retenu le théâtre d’Épidaure et la ville antique d’Olympie. Le premier est parfaitement conservé, nous laissant imaginer avec son acoustique étonnante le plaisir d’y assister à un spectacle, quel qu’il soit. Pour le second, certes les ruines sont impressionnantes, mais pour les incultes que nous sommes question histoire grecque, cela ressemble vite à un tas de pierre de plus. Sans grande imagination nous nous tournons donc vers le musée qui expose et reconstruit la majestuosité de la cité. Un mot : Superbe !

Le théatre d’Épidaure, un vrai trésor de la Grèce antique (et pas en ruine pour une fois…)

Côté nature que nous avions vu jusque-là nous comble tout autant, et même avouons-le, bien plus! Près pour une liste de nos coups de cœur (qu’assurément vous ne trouverez pas sur les guides touristiques) !? Alors c’est partie pour un tour du Péloponnèse version Aurore d’Aventures : deux biologistes à la recherche de la faune sauvage d’Europe ! Le premier coup de cœur est une zone d’émotions fortes : la zone humide de Moustos, sur le troisième pie du Péloponnèse. Ce spot nous a été conseillé par une famille de Français que nous avons rencontrés  à Nauplie, eux aussi en voyage autour de l’Europe (a retrouver sur Facebook) : Elo et Seb et co en Europe.  En plus de pouvoir observer des oiseaux, notre première tortue terrestre (Testudo marginata) et même une loutre (Lutra lutra) ; ce bivouac nous aura offert nos premières et plus belles rencontres avec un carnivore aussi mystérieux que rapide ! Entre l’écoute de leurs vocalisations, l’observation de leurs yeux brillants dans le noir, de leurs traces laissées sur le sol, et même de leur observation directe à 6 reprises en tout… les chacals dorés (Canis aureus) vont nous laisser de très bons souvenirs !

Traces de chacal aux pieds du Land!

Puis nous irons au Magne, le second « pie » du Péloponnèse. Ce département est annoncé comme le plus joli de la région. Nous l’avons traversé de l’Est vers l’Ouest sur une grande piste de montagne premiers vrai off-roading de plusieurs dizaines de kilomètres. Une fois arrivés sur la côte ouest il y’a de très nombreux murs en pierre, sans béton. Ni une ni deux Thomas sort l’appareil photo et parcourt ces murs sans relâche à la recherche de reptiles. Il trouvera pas moins de 7 espèces en un seul après-midi : un gecko qu’on surnommera le mini-crocodile (Mediodactylus kotschi), des lézards plus ou moins endémiques comme le sublime lézard des murailles du Péloponnèse (Podarcis peloponnesiacus) ou encore l’orvet du Péloponnèse (Anguis cephallonica).

Une super rencontre avec la loutre d’Europe

Ensuite, quelques jours en Messénie, le premier « pie », celui le plus à l’ouest. C’est sur la lagune de Yalova que nous choisirons de passer deux nuits, et pour une bonne raison : on dit que par là il y aurait la seule population de caméléons africains (Chameleo africanus)! On ne les a pas trouvés, car il fait encore très froid pour eux et, car il resterait moins d’une centaine d’individus d’après ce que nous a dit un photographe ayant travaillé sur le projet de conservation de ces caméléons. Pourquoi ? Parce que la femelle pond ses œufs sur la plage et les bébés en sortent près d’un an après la ponte !!! Une reproduction incroyable qui n’est malheureusement pas compatible avec les activités tassant le sable (tourisme de masse, voiture et motos sur les dunes…) qui transforment les nids en cercueils. Mais notre herpétologue préféré ne peut pas se plaindre : le grand Soleil a fait sortir quelques lézards, des scorpions, scolopendres et surtout beaucoup de tortues d’eau douce (emyde des Balkans, Mauremys rivula) ! Et puis moi aussi j’étais gâtée, car la plage de Voidokilia (sur laquelle les caméléons pondent) est tellement jolie que ça en est presque cliché ! Nous avons fait aussi une belle balade, en montant par les dunes jusqu’à la « grotte de Nestor », avec des beaux points de vue sur la lagune et la mer Ionienne au passage.

La petite tortue dulcicole Mauremys rivulata

Et quand je dis que Thomas ne peut pas se plaindre, je n’exagère pas ! En route vers le Nord (près des sources thermales de Kaiafa puis sur le lac de Stymphale), on a trouvé tellement de reptiles qu’on est sûr qu’il faudra revenir au Péloponnèse un jour. Pour voir l’apogé ces deux derniers coups de cœur, direction notre Vlog sur le Péloponnèse sur youtube.

On fini superbement avec une Elaphe quatuorlineata de 1,50m!!!

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