Il y a de ces journées où tout est parfait. Elles sont rares, mais elles sont de véritables pierres précieuses. Ce genre de journée, nous aimerions souvent pouvoir les partager et aujourd’hui nous avons vécu avec Elo&Seb&Co ce qui sera surement un des meilleurs souvenirs de tout le voyage ! Si vous avez lu notre article qui exprime un moment où le moral est au plus bas, alors maintenant, venez découvrir un moment qui nous donne envie de ne plus jamais quitter la Norvège !

Tout commence de manière banale. Nous arrivons du Cap Nord et roulons vers une énième aire de pique-nique en bord de route proche de la mer pour pouvoir pêcher un peu. Nous en trouvons une plus remplie de camping-cars qu’à l’habitude. Ce n’est pas top, mais on y dormira. Entre pêche d’un ou deux poissons et repas, les activités sont limitées, mais bon… on l’accepte. Thomas partira seul en début d’après-midi pour pêcher sur le pont qui semble flotter sur la mer tellement il est bas. Seul de toutes petites embarcations parviennent à passer en dessous. Mais quelque chose est bizarre ! Deux petits bateaux de pêcheurs convergent à bonne vitesse. « Mais…ils sont idiots, ils vont se rentrer dedans tu vas voir… »,  se dira Thomas avant de voir ceux qui étaient la raison de toute cette agitation : un groupe de globicéphales, grands dauphins noirs de 4 à 6m de long (soit presque la taille d’une orque), sont en train de passer sous le pont et d’entrer dans le Fjord. Le temps s’arrête. Thomas m’appelle par la radio. « Alice, des globicéphales sous le pont ! Des globicéphales sous le pont à moins de 50m !!! ».  Je cours vers le bord de l’eau. « Ou ça !? – Ils sont proches des bateaux, un bateau les suit. » Je les aperçois et cours à la voiture pour prendre jumelle et téléobjectif. Je cours comme une folle dans tous les sens ce qui attise la curiosité de tous ceux qui sont présents et qui finiront, comme moi, au bord de l’eau à observer ces superbes animaux s’éloigner. Si j’étais déjà charmée par la beauté des paysages ; le beau temps, le gros maquereau de 40cm pêché par Thomas que nous avons cuit au feu de bois la veille et la présence de ces énormes cétacés si proche de nous montent d’un cran ma satisfaction de réaliser ce voyage, me faisant presque oublier le manque de confort, l’omniprésence des camping-cars autour de nous, et la rareté des douches… Mais ça, ce n’est que la veille de la merveilleuse journée que nous voulions vous raconter.

10h : Aujourd’hui je me réveille sans savoir que ce soir je serai plus que contente, je serai heureuse. Une famille française que nous avions rencontrée en Grèce (Elo&Seb&Co en Europe), est venue nous retrouver sur cette aire de pique-nique en bord de route pour passer un bon moment ensemble.

14h : Après des tentatives de pêche sous un Soleil presque trop fort (j’ai dit « soleil fort en Norvège » ?), Sébastien et Thomas n’ont pas réussi à sortir un poisson pour le repas de ce soir qui est censé être fish&chips… Aïe ! Quant à moi, j’ai réussi à repérer les globicéphales de la veille, mais ils sont bien trop loin cette fois-ci. On décide de changer de bivouac, car en dehors des possibilités de pêche, cette aire de pique-nique remplie de camping-car et en bord de route est loin d’être idéale.

18h30 : Grâce au repérage qu’Élodie avait fait plus tôt, on s’est arrêté sur une marina privée (le propriétaire nous ayant donné son accord pour passer une nuit ici). Il n’y avait que nous et ce beau paysage de fond de fjord. Les garçons se mettent à la pêche depuis le ponton, avec une eau claire et 14m de fond. Thomas a peu d’espoir qu’ils puissent remplir nos assiettes maintenant, car nous sommes dans un Fjord de Fjord (Fjorception… !) et que l’heure du repas approche à grands pas. Pour ma part, je reste à discuter tranquillement avec Élodie, les enfants autour de nous. Au bout de quelques minutes, Thomas les voit : « Y’a un banc de maquereaux qui a suivi mon leurre en surface! » Il faut monter la mitraillette rapidement et relancer ! Deux pour Thomas, un pour Seb. Ouf ! On n’aura pas faim ce soir, mais ça reste maigre pour quatre adultes et deux enfants ! Dans la foulée, Thomas en sort encore quatre autres d’un coup  (il en prend cinq, mais un des poissons se décroche). Enfin Sébastien sortira le huitième pour finir sur un compte rond. Ce n’est pas simplement le repas qui est assuré, c’est un banquet !!!  La bonne humeur se fait sentir, les enfants sont contents, le soleil est toujours là ! Le plaisir de manger du poisson frais sur une table de pique-nique juste devant les eaux du fjord d’où l’aliment vient est quasi indescriptible et je l’imagine, encore plus grand pour nos pêcheurs grâce à qui cela est possible. Le repas est délicieux et simple : poisson au barbecue, citron, pain beurre et chips ; une façon de faire à la vendéenne qui séduira nos amis venus d’Alsace. Ah, et une bière fraîche norvégienne pour accompagner le tout et nous sommes au top. On réalise en vivant ces moments que le bonheur est dans la simplicité même des choses! On a besoin de quoi d’autre ? Pourquoi pas des orques au coucher du soleil, s’amuse-t-on !

21h : Nous mangeons un œil dans l’assiette, l’autre dans le fjord. Il y a des mouvements dans l’eau trahissant une chasse, soit l’endroit idéal pour sortir un gros poisson. Sébastien et Thomas sont d’ailleurs très tentés de reprendre leurs cannes à pêche.

23h : Il est déjà tard, mais les journées d’été au Nord sont longues et on ne voit pas le temps passer. Le coucher de soleil s’éternise, le ciel devenant de plus en plus rougeoyant. Thomas et Sébastien finissent par céder à l’appel d’une mer d’huile dans le calme absolu de ce petit Fjord (et ce, un peu à notre désespoir il faut le dire). Élodie va coucher les enfants, je fais la vaisselle. « Dauphins ! » murmure Thomas le plus fort que possible, « Y’a des dauphins qui arrivent vers nous ! ». Je lâche ma vaisselle de suite pour aller chercher l’appareil photo et les jumelles. Des minutes magiques s’en suivent. Le silence est tel que l’on entendrait un ange passer. Tous les quatre assis au bord du ponton, nous observons deux marsouins qui se déplacent avec la discrétion qui les caractérise. On n’entend que leurs souffles en surface. J’ai des larmes aux yeux.

C’est pour ça qu’on vie, c’est pour ça qu’on voyage.

C’est pour vivre des moments comme celui-ci.

1h : il faut aller se coucher, mais je n’ai pas envie. La vie réelle me paraît aujourd’hui plus attirante que le plus beau des rêves. Une fois dans le lit je regarde le fjord sous la lumière du Soleil couchant, c’est sublime. Un silence majestueux, il y a juste les poissons qui s’agitent, quelques goélands et les dauphins qui s’éloignent désormais.

On a envie de dire Merci. Merci à Élodie d’avoir voulu bouger et d’avoir trouvé ce coin, merci au propriétaire de nous avoir accordé une nuit ici, merci au destin de nous avoir placé ici au bon moment, merci à la Nature de nous nourrir et de nous offrir ce spectacle et merci à vous et à nos sponsors de nous suivre et de nous soutenir dans les moments de doute pour qu’enfin, après plus d’un mois de difficultés, nous n’abandonnions pas et nous puissions vivre cela.

Si vous voulez voir des images des cétacés que nous avons observé et de ces super moments de pêche, rendez-vous sur le prochain vlog sur notre chaîne Youtube! 😉

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